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Commentaires
tadanobu 20/06/2011 09:32:59
Je l'ai mis de côté pendant des mois parceque j'avais pas de sous-titres. J'ai compris plus tard qu'il n'y a pas de dialogue :(

Faut vraiment que je le vois.
Minimus 07/11/2011 00:04:35
Encore plein de bonnes idées ; c'est dingue, j'ai l'impression que certaines de ses scènes sont absolument uniques, qu'elles ne ressemblent à aucune autre dans le cinéma
Garrincha 20/08/2013 12:46:31
Un peu vain tout de même cette affaire.. Alors oui, le noir et blanc est très beau, certaines scènes valent leur pesant de cacahuètes, et l'attention que porte Bartas aux visages et aux corps de ceux qu'il filme injectent de la chaleur humaine dans le grisâtre de l'environnement, juste assez pour que ces personnages restent le sujet du film et n'en deviennent pas son prétexte.

J'ai surtout pensé à Gummo en regardant ce film, un souci commun de filmer un monde sans horizon à travers les comportements des déclassés qui le peuplent. Sauf que là où Korine offrait à voir la marginalité sans arrondir les angles, avec une distance (à la fois morale et esthétique) qui bousculait la bien-pensance de son spectateur, Bartas préfère de son côté les absoudre quasi-immédiatement : en amplifiant par sa mise en scène la froideur et l'austérité des décors, en nous peignant dès le départ comme invivable le lieu de l'action, difficile de ne pas comprendre et justifier sur le champ les comportements auxquels on assistera pendant le reste du film...

Rien de complaisant ou misérabiliste, mais ça pêche en nuance, en ambiguïté, en densité humaine. Je trouve l'approche de Bartas un peu trop solennel et behavioriste pour pouvoir vraiment faire vivre ses personnages, ils ne se concrétisent jamais pleinement à l'écran, ils restent juste des silhouettes entraperçus, des idées de représentation du monde, pas fantasmés mais pas tout à fait incarnés non plus.
Kino 14/07/2014 06:21:48
Assurément l'un des plus beaux Sharunas Bartas. Un poème désespéré, minimaliste, qui mise tout sur la grâce de l'image. Bartas fait partie de ces auteurs qui voient le cinéma comme une profession de foi, une offrande sincère et mélancolique qui porte le regard du cinéaste sur le monde. Pas ou très peu d'effets de cinéma ici, pas de dialogues, pas de musique, pas de mouvements de caméra, toute la beauté du film réside dans l'austérité des décors, dans la sécheresse déprimante que convoque le lituanien sur tout ce qu'il filme. Un noir et blanc aride, des longs plans fixes, une absence totale de formalisme, cela suffit-il pour faire un grand film ? Il faut croire que oui, à moins ce soit la foi palpable du cinéaste dans ce qu'il montre qui fasse la différence, du visage androgyne de Katerina Golubeva aux marécages boueux dans lesquels un enfant se complaît. La délicate attention avec laquelle Bartas filme pendant plusieurs minutes ses visages burinés, ses corps malingres et ses paysages désertés évoque beaucoup Pasolini, l'épiphanie tarkovskienne des quatre éléments (eau, terre, air, feu) en plus.

Au fond, peu importe les inspirations et les références. C'est du cinéma profondément hanté et dépressif, extrêmement contemplatif mais qui n'ennuie pas une seule seconde. Et là me vient une dernière réflexion : pourquoi Michael Bay et consorts qui multiplient les explosions et l'action spectaculaire m'emmerdent-ils autant alors que je ne vois absolument pas passer l'heure vingt de ce film sur lequel la durée des plans semble ne pas avoir d'emprise ? La réponse est toute simple : l'honnêteté et l'humilité de la démarche. Elle est palpable ici, elle ne l'est pas dans Transformers.

En tous cas, on en sort avec l'impression d'avoir vu un pur morceau de cinéma, et pourtant, Dieu sait que c'est fait avec trois fois rien.
Bardamu 16/05/2016 23:55:34
Étouffant de beauté. Un tango à la Lituanienne lancinant et indépassable. J'aimerais avoir de telles images filmées de ma famille, des gens que j'aime, de l'amour de ma vie.
Stebbins 09/04/2017 13:45:01
Déception, même si la beauté des images devient de plus en plus prégnante, incarnée à mesure que le film avance... Disons que j'ai eu du mal à saisir le propos du film, même après avoir lu la critique de Schwitz ( très intéressante au passage ). Il est vrai qu'il y a une vraie sublimation des figures, mais étrangement je trouve que ça fonctionne moins bien que dans Freedom ou même Few of Us. Moins radical sans doutes.
Schwitz 07/06/2017 13:52:31
Enfin un peu de reconnaissance, c'est beau:snif: