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Commentaires
The_Go-Between 12/10/2011 00:35:44
Un film étrange, anti hollywoodien au possible, qui va la ou on ne l'attend pas. Et j'aime beaucoup le titre français.
sic 12/10/2011 01:09:30
On l'a vu le même jour ou t'avais oublié de le noter?
The_Go-Between 12/10/2011 13:18:59
On l'a vu le même jour :o))
Garrincha 23/06/2013 17:36:30
Comme je sais que j'aurai jamais le courage de me lancer dans une vraie critique, je vais juste écrire quelques mots sur Ginnie, le personnage interprété par Shirley MacLaine.

L'évidence, tout d'abord : Shirley est magnifique, la plus belle des actrices qu'Hollywood ait offert aux yeux du monde, l'une des plus douées surtout, qui peut transformer une ligne de dialogues fadasse en un vers sorti de la plume de Byron. Ici, elle est au sommet de sa beauté et de son art : à chacune de ses apparitions, l'écran s'illumine littéralement, Minnelli déploie tout son talent de metteur en scène pour la sublimer, la faire scintiller de mille feux, toutes les plus belles scènes du film sont pour et avec elle.

Mais si sa performance est à ce point monumentale, c'est surtout parce qu'elle a donné vie à ce qui est peut-être le plus beau personnage féminin du cinéma américain (je vais me limiter à ça pour l'instant, c'est encore trop frais dans mon esprit). Ginnie donc, alter ego hollywoodien de la Rosette d'On ne badine pas avec l'amour, naïve parmi les cyniques, coeur pur et fidèle parmi les amants solitaires aux humeurs fluctuantes, victime expiatoire qui sauve et justifie à elle seule le sentiment amoureux. Ni plus, ni moins. Sans elle, nous disait Musset et nous dit ici Minnelli, l'Amour n'a plus de sens, plus d'avenir, plus de raison d'être. Mais à travers un seul et unique personnage, il aura malgré tout existé, été rendu tangible, définitivement perdu mais au moins, et c'est là que réside la maigre mais déterminante consolation, il aura vécu.

Bon, ça, et d'autres choses aussi qui font que ce film est une merveille mais, comme explicité plus haut, je suis un flemmard.
stevenn33 23/06/2013 18:24:14
Très intéressant ! Y a intérêt maintenant que ce soit à la hauteur de ce que tu en dis.
stevenn33 12/07/2013 15:46:49
C'est vrai qu'elle est bien Shirley. :)
CaptainGregg 30/09/2016 11:29:30
Chef d'oeuvre de Minelli. Shirley MacLaine : extraordinaire,poignante, déchirante. Sinatra trés bien aussi.
Melaine 04/02/2019 00:50:36
Première remarque : a-t-on déjà vu autant de personnages aussi beaux dans un seul et même film ? … Pas de réponse ? Bonne réponse.
Seconde remarque : il y a quelque chose d’une suprême élégance, qui court du début à la fin en laissant échapper une foule d’infimes variations, bâtissant tranquillement la densité dramatique du film tout en l’ouvrant sur de multiples détails apparemment sans importance mais qui contribuent à créer cette impression formidable que tout existe intensément à l’écran, du corps flegmatique de Frank Sinatra (sublime) au verre de whisky qu’il boit, en passant par les sentiments qui le traversent et prennent place tranquillement dans le plan. Le regard de Minnelli est celui de quelqu’un qui observe de loin mais avec une immense attention, pour laisser vivre chaque personnage tout en accordant à chacun une réelle empathie. C’est cette tendresse distancée qui permet au film de changer de trajectoire sur la fin tout en ne perdant rien de sa magistrale fluidité. Aucune rupture, seulement une souplesse toute musicale. On a rarement vu (sauf chez Preminger) un CinemaScope à la mobilité aussi tranquille, et avec un tel soucis de filmer la relation entre le mouvement des corps et celui des sentiments. Quant au drame qui se joue, beaucoup de choses ont déjà été dites (sur l’étonnant final, notamment)… Pour ma part, je retiendrai d’abord et avant tout la fameuse phrase de Deleuze (parlant de Minnelli), qui résume tout : « Méfiez-vous du rêve de l’autre… Parce que si vous êtes pris dans le rêve de l’autre, vous êtes foutu ! ». Et je me souviendrai que cette magnifique traînée au destin tragique (Shirley McLaine) entre dans Comme un torrent en se réveillant in extremis dans un bus, pour ne pas rater le film qui allait commencer sans elle.