La Mort du travailleur IMDb

Workingman's Death
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Commentaires
blazcowicz 06/01/2017 14:52:52
C'est nettement mieux que la version KG tout de même. Faut voir si la version iTunes serait pas dispo quelque part sinon.
A-Syagrius 06/01/2017 15:53:26
La première et dernière image ne sont pas dans le film par exemple. Mais c'est surtout en terme de représentation que je râle, la partie ukrainienne n'a droit à un seul screen alors qu'elle monopolise presque un quart du film :-(

Mais bon visiblement au vu de la qualité des screens je pense qu'on va se contenter de cette galerie :hap:
Je suis en train de récupérer une autre version à tout hasard, je croise les doigts
mos3n 06/01/2017 16:34:45
C'est dommage que le site du film ne soit plus actif, il y avait énormément de screen dispo dessus (mais pas tous issus du film, effectivement).
A-Syagrius 06/01/2017 21:14:33
Bon bah pas de miracle de mon côté malheureusement :snif:
S-Bondarchuk 06/01/2017 21:20:54
Putain ça a l'air d'être un truc de taulier ça :bave:
Rien que le titre me hype :snif:
A-Syagrius 06/01/2017 21:22:56
Mis en musique par John Zorn en plus :bave:

Grand documentaire
mos3n 21/01/2017 20:55:19
Oh pourquoi kaelin :-(
kaelin 22/01/2017 01:57:16
Je l'ai écrit en mini-avis. Je suis quelqu'un de particulièrement empathique envers les animaux et j'ai été révulsé par l'obscénité d'un épisode. Exploiter la barbarie dont ils sont victimes pour ériger une oeuvre plastique dénuée de tout propos (c'est l'énorme différence avec Le Sang des bêtes et cela donne au contraire le sentiment que le réal est tout content d'avoir matière à confectionner ses plans, dont certains sont particulièrement pornographiques et répétés à l'envi) est à mes yeux impardonnable. Ça m'a tellement énervé que j'ai même tendance à penser de même pour l'ensemble du film en ce qui concerne l'exploitation de ces travailleurs dont le réal est lui-même l'auteur. Alors oui beaucoup de plans sont d'une puissance visuelle hors-norme et le lien avec les éléments naturels est souvent montré de façon sublime; c'est la raison pour laquelle je ne mets pas 1.
mos3n 24/01/2017 12:31:45
kaelin Il faut que je le revois. Ça ne m'avait pas tant marqué que toi, apparemment.
Pour autant, je suis d'accord sur le déséquilibre entre les différentes parties, cela m'avait un peu gêné aussi.
Enfin, je trouve ton parallèle entre la relation de l'animal et du couteau / du travailleur et de la caméra plutôt pertinente : tout deux subissent un découpage en règle sous l’œil du réalisateur.
Mais du coup, c'est là le point fort du film, c'est que cela place le spectateur tour à tour dans la peau du bourreau qui tient le couteau, puis de celle du "touriste" devant les travailleurs, appareil à la main...
Cela questionne notre statut de "voyeur" ?
A-Syagrius 24/01/2017 12:52:46
kaelin a écrit :Je l'ai écrit en mini-avis. Je suis quelqu'un de particulièrement empathique envers les animaux et j'ai été révulsé par l'obscénité d'un épisode. Exploiter la barbarie dont ils sont victimes pour ériger une oeuvre plastique dénuée de tout propos (c'est l'énorme différence avec Le Sang des bêtes et cela donne au contraire le sentiment que le réal est tout content d'avoir matière à confectionner ses plans, dont certains sont particulièrement pornographiques et répétés à l'envi) est à mes yeux impardonnable. Ça m'a tellement énervé que j'ai même tendance à penser de même pour l'ensemble du film en ce qui concerne l'exploitation de ces travailleurs dont le réal est lui-même l'auteur. Alors oui beaucoup de plans sont d'une puissance visuelle hors-norme et le lien avec les éléments naturels est souvent montré de façon sublime; c'est la raison pour laquelle je ne mets pas 1.


Je pense que tu te méprends sur une chose, Glawogger ne cherche pas à faire de l'image pour leur simple plastique. Le titre est éminemment explicite dans ce sens. La mort du travailleur c'est avant-tout un constat avant d'être une illustration. Celle d'un statut sociétal qui se délabre à savoir celui du travailleur (bon c'est didactique dit comme ça d'autant que je ne t'apprends rien).

Ce que tu condamnes est aussi à mon avis un faux-sens total. Tu reproche à Glawogger d'user de scènes de barbarie pour faire de son oeuvre un empilement d'images somptueuses. Ce n'est absolument pas le propos. Oui on y voit des animaux être égorgés pendant plusieurs minutes mais derrière l'amassement d'animaux égorgés vifs tu as une peinture de la réalité sociale nigérienne. Et en sous-texte surtout tu as un des motifs documentaires de Glawogger qui est la diversité.
En fait toute sa trilogie sur les mutations du monde repose sur la pluralité des points de vue qu'il énonce. Et surtout d'éviter tout ethnocentrisme.
Je ne connais pas encore bien la biographie de Glawogger mais je ne me trompe pas en disant qu'il a traversé le monde de part en part et s'il y a quelque chose de cela qui se manifeste dans Workingman's Death c'est les constats protéiformes que tire la réalisation de tout cela. Que la culture modèle notre rapport au travail par exemple. Ou encore que la technologie est en passe d'enterrer le travailleur. Bref le titre est un trompe-l’œil en ce sens, Glawogger ne se contente pas d'illustrer ce qu'il exprime par la pompe du titre.

En outre parler d’obscénité est totalement vrai et je pense que Whore's Glory est encore plus marqué de ce point de vue chez Glawogger. Et je l'oppose énormément dans sa démarche à Wang Bing qui lui se refuse à filmer ce qui apparaît de manière ostentatoire comme révulsant. Le rapport à l'image de ces deux réalisateurs est diamétralement opposé mais ce n'est pas pour autant que je félicite ou blâme l'un ou l'autre des réalisateurs pour sa manière de procéder.
Mais ce que tu dis obscène est l'un des canevas de Glawogger. Pour la bonne et simple raison qu'il y a un travail considérable de l'autrichien dans sa manière de modeler l'image et la faire épouser la réalisation. On parle là de longs travellings qui arpentent en rythme les sentiers tortueux d'une fournaise, d'un caméra qui se renverse pour mieux cloisonner des mineurs dans le cadre, d'une prise de vue à hauteur d'homme ou de plans larges sur des égorgements qui rendent manifeste la pourriture et la misère sociale dans un abattoir à ciel ouvert ou alors d'un navire décomposé et morcelé par le temps et les hommes dans un désert de sable et de rouille.
Et c'est quelque part la force de Workingman's death, de proposer un livre d'image fabuleux mais très illustratif d'un monde du travail sur le déclin.

A ce titre tu parles du Sang des Bêtes (que je n'ai pas vu) mais je pense pour ma part à Cochon qui s'en dédit que tu as vu aussi et que tu as visiblement apprécié en conséquence de tes partis-pris concernant le monde animal. C'est là que nos avis divergent : Le Tacon se fait pornographe dans un but bien précis, Glawogger le fait mais place l'image obscène comme un signifiant presque anecdotique de l'ensemble de son oeuvre et je pense que c'est ça qui t'a dérangé outre mesure. De montrer un animal qu'on égorge comme on montre les crissements de la ferraille dans un écrin en diamant...

(bon ça suffit les métaphores) :hap: