In the Heat of the Sun IMDb

Yang guang can lan de ri zi
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Commentaires
Garbage 10/10/2013 16:50:08
Ah bon apparemment j'ai pas tout capté alors... :noel: c'est quoi pour toi le "on finit par comprendre pourquoi il s'accroche autant à ses souvenirs d'enfance" ? Juste le fait qu'il retrouve ses potes ? Cela n'apporte pas franchement à l'histoire... (mais oui s'il y a une utilité je retire le osef hein ^^ )
Kino 10/10/2013 16:55:58
Ce film, c'est le Miroir chinois, l'histoire du mec est aussi importante pour le film que l'histoire chinoise.
Waho 10/10/2013 17:04:27
Oh non j'avais écrit un truc long et le message s'est perdu :-(

En gros : La Chine a évolué si vite et en si peu de temps que beaucoup de choses se sont perdues. Son enfance, elle n'existe plus du tout dans cette limousine et on comprends son désir d'y retourner en fantasmant. Le film ne fait pas forcément l'apologie des années Mao, mais juste d'une époque plus simple pour le narrateur. En gros ça implique l'histoire de Chine directement dans le film, c'est cool :hap:

Mais il n'y a rien à comprendre vraiment dans cette scène, en tout cas pas au niveau du scénario
Garbage 10/10/2013 17:07:59
Heu niveau film sur l'histoire chinoise ce film est plus que lacunaire... Il y a quelques références mais rien de bien à se mettre sous la dent (c'est aussi un côté qui m'a déplu, car comme le film se passe en pleine Révolution culturelle ça aurait pu être plus dense). Mais bon tant que Jiang Wen est dans l'idée de l'enfance, du fantasme féminin inaccessible, et le groupe de potes, tout ça c'est très beau.

Fin Waho toi qui connais le genre c'est autre chose Adieu ma concubine quand même hein. :hap:
Waho 10/10/2013 17:28:43
C'est parce que le film se passe toujours du point de vue des personnages. Et on les voit, il ne sont pas du tout intéressé par la politique. Ils récitent des films sur Lénine sans trop y prêter attention, mais c'est tout. Le film n'a pas la même prétention que Adieu ma concubine qui raconte autant l'histoire de Chine que celle des acteurs. Là c'est plus une histoire universelle, et pourtant le personnage principal est très affectée par les changements en Chine, on le voit à la fin. Mais y a clairement pas de volonté documentaire dans le film, on reste vraiment aux niveaux des personnages.
Waho 10/10/2013 17:31:17
Et justement c'est intéressant quand même de voir le quotidien de gosses pendant la révolution culturelle, on en apprend aussi beaucoup sur une époque de cette façon, même si on a pas de recul historique. En plus c'est en partie autobiographique (c'est pas pour rien qu'il se joue lui-même dans la scène de fin !) donc c'est cool.
Garbage 10/10/2013 17:39:26
Non il n'y a pas de prétention mais comme beaucoup de films chinois il y a quelques petits rappels de la condition et de l'évolution du pays, mais ça m'a pas paru flagrant, c'est peut-être l'accumulation de films qui fait ça... :noel:
En tout cas j'ai pas trouvé le côté "changement en Chine" avec la fin si prononcé que ça. Présent oui, mais si c'est le cas insuffisant (de mon point de vue).


C'est marrant que tu dises que ce soit en partie autobiographique puisque y a pas longtemps j'ai vu 11 fleurs de Xiaoshuai Wang, et c'est un peu pareil (enfin le film est moins bien et le cadre est tout autre), mais un réalisateur faisant revenir ses souvenirs de la même époque (fin 60's début 70's Révolution culturelle quoi).

En tout cas d'In the Heat of the Sun je retiens surtout l'histoire, les souvenirs, et la mise en scène que le côté historique... (et c'est voulu)
Waho 11/10/2013 16:06:23
Mais c'est d'ailleurs ce qui rend le film unique pour l'époque, ce parti pris de ne pas mettre l'histoire de Chine au premier plan. Parce que Jiang Wen c'est quand même un type de la cinquième génération, même si c'est son premier film il a beaucoup joué pour Zhang Yimou avant et était donc en plein dans le mouvement. Mais au lieu de copier ses pairs il arrive à offrir une belle alternative dans son cinéma, sans non plus trop s'affranchir des codes de la cinquième génération. Dans les films de Yimou et Kaige les personnages sont toujours écrasés par les traditions et l'histoire de la Chine, mais ici on se concentre vraiment sur les sentiments et ressenti d'un homme qui ignore totalement le contexte dans lequel il se trouve. Même si encore une fois, la scène finale nous rappelle les influences claires de la cinquième génération.

C'est différent sans être trop différent, mais en tout cas Jiang Wen était un réal à part.
Garbage 11/10/2013 21:15:33
Effectivement, la 5ème génération est surtout connue pour l'importance du "poids" de l'histoire, et là (1994 c'est pile dedans) Jiang Wen réussit à se sortir de ça. Bonne remarque, car à l'époque c'est vrai que ça se voyait peu. Voilà après la démarche m'a plu en ce qu'elle parvient à s'affranchir de cette "culture" de la 5ème génération, même si elle reste un minimum présente (ce qui se comprend, ça ressemble à de l'auto-biographie).

Etait ? Jiang Wen était pas censé faire un film pour bientôt ? :noel:
Waho 11/10/2013 21:31:49
Bah il fait des comédies d'action maintenant, ça a l'air cool mais ça n'a plus la même portée quoi :o))